mardi 6 octobre 2009

Arrivée à Impfondo.

Dans l'avion, deux blancs : le pilote et moi.
Après une heure et quart de vol au dessus du Congo et de sa grande forêt, j’atterris enfin à Impfondo, ce samedi 3 octobre. Depuis plus de quatre mois j’attends cet instant et il est arrivé.
Première impression à 12h00 à l’aéroport, tandis que les formalités ne prennent que quelques minutes, il fait chaud, très chaud. Il faut dire qu’ici c’est encore la saison des pluies jusqu’en janvier. Le taux d’humidité attend des sommets et le thermomètre affiche allègrement ses 36°C.
J’arrive à la paroisse St Paul. De mon sac, je sors le courrier qui a transité par la maison Libermann et quatre tablettes de beurre. Après un repas avec le père Mathias, je m’installe dans ma nouvelle chambre, avec lavabo et douche, ainsi qu’une pièce qui me servira de bureau. La connexion Internet ne fonctionne pas encore. Je vais aller régler cela lundi à la boutique Zaïn. J’ai retrouvé ici le père Guy que j’avais déjà rencontré rue Lhomond à Paris. Il est heureux de me voir, bien arrivé.
Le père Lucien Favre, mon partenaire, m’attend à Bétou. Il a demandé à ce que je le rejoigne dès que cela sera possible. 250 km me séparent encore de lui. Je ne suis donc pas encore arrivé au terme de mon voyage. Juste en face de la paroisse, de l’autre côté de la route goudronnée, l’Oubangui coule. De l’autre côté les mêmes arbres, la même végétation, les mêmes populations nées au bord du fleuve, la même langue, les mêmes traditions, mais un autre pays la République Démocratique du Congo (RDC). En pirogue sur la rivière, je circulerai sur la frontière.

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