mercredi 18 août 2010
Brazzaville 15.08
En route pour Brazza 09.08
Dîner, puis petit déjeuner. Au mur, la carte du Congo, comme à Impfondo, où je retrace notre périple. En partant, nous accompagnons un jeune qui travaille au séminaire à la promotion du travail agricole et d'élevage. Il nous montre un petit documentaire qui manque de rythme.
Les Chinois travaillent dur à la réalisation d'une route goudronnée entre Ouesso et Owando en passant par Makoua - ville proche de l'équateur où nous franchissons la rivière Likouala. Nous arrivons à Oyo, ville du président, avec ses élevages de boeufs et ses palmeraies chétives car la terre n'est pas propice à ce type de plantation. Nous y retrouvons un camp de vacances paroissial. Les jeunes sont en visite à Abo, village d'un ministre, avec son hôpital tenu par des soeurs et son seul patient, sa salle de cinéma, son night club et sa salle de conférence.
Impfondo 02.08
Après la pluie de ce matin, j'ai retrouvé Yves - le formateur en Soudure-Plomberie - qui a profité de l'occasion pour retrouver Impfondo ; nous faisons une promenade vers le marché et discutons de nos projets respectifs pour l'année à venir - à la rentrée il commence le séminaire. Durant la marche, nous passons devant les bâtiments administratifs et le marché, bien plus fourni que celui de Bétou et aux prix plus abordables. Sur la route goudronnée, je dois faire plus attention : il y a de la circulation. Toujours les mêmes véhicules des diverses ONG, mais aussi quelques motos, des taxis, ainsi que des minibus qui assurent les transports. Il faut dire que Impfondo est une grande ville par rapport à Bétou, grâce notamment à son aéroport, son port sur l'Oubangui et sa route goudronnée qui relie Epéna au Sud-Ouest et Dongou au Nord.
Je partage mes repas avec le père Lucien, le père Guy, Macha - un jeune stagiaire - et monseigneur Jean Gardin qui rentre de congé. Au menu, préparé par Adrien, le riz, les haricots rouges ou verts, le poisson et parfois les spaghetti et le boeuf. En dessert nous trouvons toujours la banane ou l'ananas, mais aussi les "safous" dont je ne raffole pas beaucoup.
Ce soir le ciel menace encore, le tonnerre gronde, ce qui n'augure rien de bon pour le trajet retour sur Bétou. S'il pleut, la liaison est très difficilement réalisable malgré le 4X4 équipé de bonnes roues.
Bétou 29.07
Par la fenêtre, derrière le rideau de pluie, sous ce ciel gris, j'observe cette église où j'ai prié pendant dix mois. Lors de ma dernière messe à Bétou, le prêtre venu de Montréal m'a salué en tant que "minorité visible". J'espère avoir apporté à cette communauté un peu plus que la seule présence d'un blanc. Constamment observé, chaque étranger se doit d'être exemplaire : qu'il le veuille ou non il porte la responsabilité de représenter son pays, sa religion. Je n'ai pas failli à cette mission et j'en suis satisfait. Attentif et à l'écoute des maux de toutes sortes de personnes rencontrées ici, je me prépare à renouer avec mes proches, mes amis, restés en France. Si j'ai manqué des baptêmes, des mariages et des fêtes en tous genres, j'étais présent de tout coeur en pensée et en prière. Le retour, "c'est un autre départ" : alors en route !
mardi 13 juillet 2010
Examen du CAP
lundi 5 juillet 2010
Retour au pays
Pour ceux qui me voyaient déjà en perpétuelles vacances à Kribi, au Cameroun, je les rassure : je suis rentré au Congo. J’ai quitté Kribi le dimanche 16 mai pour rejoindre Douala. Le mardi 18, à 16h, le véhicule que nous attendions a quitté la douane. Le temps de charger les bagages et les nombreux achats effectués la semaine précédente, d’installer les autocollants de la paroisse d’Enyelle sur les portières, nous avons quitté Douala à la nuit tombée. Nous avons passé Yaoundé à minuit, entre deux fermetures de route pour cause de répétitions des festivités du cinquantenaire de l’indépendance camerounaise. Plus loin, à Ayos, nous avons dormi quelques heures sur un parking avant de reprendre la route. Nous franchissons finalement la frontière le 21 à l’aube. Après toute une journée sur la route et une partie de la nuit, c’est à 21h que je laissais le volant à l’Abbé Roger pour qu’il poursuive jusqu’à sa paroisse. Avec le père Lucien, nous roulions alors vers Bétou. En trois jours et demi, j’ai roulé plus de 1800 kms sur goudron et sur pistes avec, toujours, la crainte de rester embourbé ou de ne pas voir un trou.
Heureusement le week-end m’a permis de me reposer de cet épuisant trajet. Mais le répit était de courte durée, car déjà le mois de juin pointait son nez et, avec lui, les examens de fin d’année. Entre les visites des écoles, des réfugiés et ORA, la visite de madame la ministre de l’éducation primaire, secondaire et de l’alphabétisation, la journée mondiale du réfugié et la marche courante du centre d’apprentissage, je n’ai plus eu une heure pour moi. Le temps a filé à une vitesse ! Avec la coupe du monde, nous avons une vraie effervescence au centre les jours de match : les téléspectateurs payent un droit d’entrée de 50F. Les matchs de l’Afrique ont été suivis par une centaine de personnes en moyenne, qui se sont massées devant le petit écran.
Enfin, ces derniers jours, je suis en attente de la venue de l’expert qui vient valider les épreuves du CAP. J’irai peut-être le chercher à Impfondo mercredi. Pour que les examens puissent se dérouler entre jeudi et samedi. Il me restera ensuite le mois de juillet pour préparer la prochaine rentrée scolaire. Je bouclerai alors ma valise au mois d’août ; mon retour à Paris est prévu pour le 20 août. Je devrai donc être présent à Brazzaville le 15 août pour les festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Congo.
lundi 17 mai 2010
Vacances à Kribi
jeudi 6 mai 2010
Voyage au Cameroun
Construction d’une école ORA à Ngoundimba, au clair de lune.
lundi 5 avril 2010
Retour à Bétou : toute une aventure !
J’ai d’abord passé une bonne semaine à Bangui, à la maison St Charles. Après quelques courses, rapidement effectuées dans les premiers jours, je me suis rendu au centre Jean XXIII pour la rencontre annuelle des coopérants de Centrafrique. En deux jours, nous avons abordé quatre thèmes : l’adéquation à la fiche de poste, le développement, la vie affective et la relation avec l’église. Pouvoir discuter avec d’autres coopérants m’a fait un bien énorme en rompant avec mon sentiment de solitude quotidien. Je me suis rendu compte de la chance qu’avaient certains coopérants de vivre ensemble et ainsi de partager immédiatement leurs expériences de la vie africaine et de leur travail. Ma chance à moi, c’est d’être un peu plus en contact avec la population locale.
Après la rencontre, j’ai attendu la première occasion de rentrer sur Bétou et les choses ont commencé à se compliquer. Repoussé à deux reprises, mon voyage a débuté samedi. Au rendez-vous dès 13 heures, il a fallu attendre 16 heures pour que l’on finisse de charger le véhicule et réaliser encore quelques courses de dernière minute. Nous arrivons au bac de Mongoumba à la nuit tombée et prenons tout de même le risque de traverser, à la lumière des phares des camions stationnés depuis deux jours. La fragilité de la rampe ne leur permet plus de tenter la traversée et ce sont donc des chauffeurs excédés que j’ai découvert. A Mongoumba, le poste frontière est fermé pour la nuit. Il n’y a plus de place à l’auberge : c’est dans la cabine du véhicule que je tente de passer la nuit, malgré un mal de dos qui a débuté le matin même. Le dimanche matin, nous reprenons la route. Arrivés à la douane, nous constatons la crevaison d’une roue. La roue de secours étant sous le chargement du véhicule, il a fallu tout sortir avant de tout remettre en place une fois le remplacement effectué. Après 18 kilomètres, nous atteignons le poste frontière. A ce moment, la roue que nous venons de changer se dégonfle bruyamment. Coincés, le chauffeur part avec le premier véhicule pour aller réparer la roue au village voisin. Sur place, peu à manger, pas d’eau réellement potable et le vent violent annonce déjà la pluie. Au bout de 4 heures, le chauffeur revient et répare le véhicule. Sur la piste humide, nous nous déplaçons plus lentement. J’espère qu’aucun arbre ne s’est mis en travers, car nous n’avons pas de tronçonneuse. Nous arrivons finalement à Bétou à 18 heures, le soleil vient de se coucher. Tout heureux d’être enfin de retour à Bétou, je passe la soirée avec Fidelis et Gabriel, les camerounais. J’arrive à la paroisse à minuit et constate que la serrure a été changée. Je frappe à la porte, personne ne répond. Je me demande même s’il y a quelqu’un. Je passe à nouveau la nuit dehors. Lundi 5 avril, 6 heures du matin, la porte s’ouvre, je suis enfin rentré. Je n’ai pas bu beaucoup, ni mangé depuis près de deux jours.
Vacances
Depuis un moment, le silence s’était invité à la société forestière Likouala Timber de Bétou. D’abord, pendant une semaine, le manque de carburant a signé l’arrêt des machines et du chômage technique pour un certain nombre d’employés. Puis, au début de la semaine, c’est la grève qui a débuté. Revendication principale : paiement des salaires de janvier et de février. Reste à voir quelle sera la nouvelle politique de la société quand je rentrerai, si nouvelle il y a.
Vivent les vacances. Le centre d’apprentissage ne ferme pas complètement les portes. Certains continuent à travailler. L’inspecteur des sports, sous l’impulsion du ministre, lance officiellement les jeux de l’ONSSU de jeudi à samedi, sur le terrain du stade municipal. Au programme : vitesse, relais, dzango pour les filles et football pour les garçons. Patricia a entrainé des filles motivées toute la semaine, quant aux garçons ils se débrouillent seuls. Je laisse ma place vacante. Je suis en voyage à Bangui : en vacances. Daniel Marchand, mon chargé de mission suppléant, est venu me rendre visite à Bétou. Il a pu tranquillement apprécier le cadre de vie et de travail dans lequel j’évolue depuis bientôt six mois. J’ai profité de l’occasion pour l’accompagner en Centrafrique. Passant par Mbaïki, j’ai rencontré quatre autres coopérants avant de retrouver la maison St Charles à Bangui. Les 30 et 31 mars aura lieu la rencontre des coopérants de Centrafrique à laquelle j’ai été gentiment convié en tant que proche voisin. Dans l’attente, j’ai été chargé de faire quelques achats - Bangui étant considérée comme un supermarché pour les gens de Bétou. Je profite également de la douche et des repas un peu plus variés. J’ai ainsi mangé du museau, en laissant, un peu dégouté, un bout de mâchoire et quelques dents dans le fond de mon assiette, cependant le goût n’est pas mauvais. Aussi, profitant de mon temps libre, j’ai entamé la lecture d’un pavé de 1200 pages : Le Seigneur de Bombay, par Vikram Chandra.
vendredi 19 mars 2010
Une journée sur l’Oubangui
lundi 8 mars 2010
Courant
Après une grève des formateurs, leur retour au travail, de nombreuses discussions pour un matériel plus conséquent au centre d’apprentissage, les cours ont repris leur routine habituelle avec les éternels retards et absences prolongées. Nous avons enfin récupéré le véhicule permettant aux apprentis-mécaniciens d’effectuer leur pratique. J’ai renvoyé un élève pour vol, ainsi qu’une dizaine pour défaut de paiement des frais de scolarité. J’ai trouvé des places à la société pour le travail de nettoyage dominical à certains apprentis. D’autres ont travaillé à la réalisation de cent tableaux, payés par l’UNICEF à destination des écoles pour les déplacés. Bientôt un financement permettra la réalisation de cent dix tables-bancs pour les écoles ORA.
Vendredi dernier la société a procédé à des coupures de courant. Le générateur, en surchauffe, est mis à rude épreuve. Si jamais il lâche, nous n’aurons plus d’électricité tant à la société que pour la ville de Bétou. Un ventilateur souffle en permanence dessus. Malheureusement cette coupure a eu des conséquences inattendues. Le commissaire de l’immigration, profondément atteint par cette coupure brusque, a pris le temps de contrôler les papiers des salariés expatriés de la société. Résultat, deux formateurs camerounais du centre ont passé la journée en prison. Le premier, M. Gabriel, était un des arbitres du match. Le second, M. Fidelis, était le capitaine de mon équipe Flèche Noire. A une heure de la rencontre avec le premier du championnat, je perds mon capitaine. Score final six à zéro. C’était une défaite attendue, mais j’en garde un goût amer : nous aurions pu faire beaucoup mieux. La semaine dernière, nous avons battu l’équipe adverse trois à zéro. Nous atteignons donc la dernière place du classement, après la disqualification du précédent dernier.
Une nouvelle ONG a fait son apparition à Bétou : Acted. Les autres travaillent toujours autant. Cinq cents maisons sont en construction pour reloger les déplacés, mais beaucoup ont déjà quitté la ville car ils meurent de faim.
En cette journée internationale de la femme, la formatrice en couture a décidé qu’elle ne travaillerait pas aujourd’hui.
dimanche 14 février 2010
Bangui la coquette
Le soir nous avons partagé une raclette : formidable souvenir de Suisse.
A la société, c’est une grève qui se prépare : les salariés souhaitent être payés. Depuis un mois certains n’accueillent plus les apprentis et n’assurent plus les cours. La situation est compliquée et je ne suis pas assuré, à l’opposé du père Lucien, qu’elle va s’arranger tout de suite.
Mercredi, nous prenons le véhicule, direction la République Centrafricaine.
Vendredi nous effectuons quelques courses avant de retrouver le DAF, Directeur Administratif et Financier, de la société. Avec lui nous faisons le voyage retour jusqu’à Bétou en seulement 6 heures de route (dont une heure et demi de formalités diverses). Dans la voiture, un Suisse, un Camerounais, une Centrafricaine et un Français : quel mélange ! En notre absence, la pluie est fortement tombée. Nous entrons dans la petite saison des pluies. Après un mois et demi de chaleur sèche et étouffante, je respire enfin.
En cette St Valentin, je prie pour le bonheur de tous les amoureux.
dimanche 7 février 2010
Journée type
Le chant des coqs - si l’on peut appeler cela un chant - réveille la ville à cinq heures. Le soleil se lève doucement et redonne des couleurs au paysage. Les chants de prière - plus agréables ceux-là - accompagnent doucement mon réveil. Un demi-seau d’eau sur la tête en guise de toilette, un bol de chocolat chaud, un comprimé antipaludéen avec un mélange d’huile et de sucre - comment appeler autrement cette pâte à tartiner avec moins de 3% de cacao et de noisettes - sur un morceau de pain constituent mon petit déjeuner. Brossage de dents réglementaire : je viens de finir mon premier tube de dentifrice et j’entame le « Colgate » que j’ai acheté la veille chez les Mauritaniens. Je saute sur mon vélo - un VTT noir que beaucoup envient ici - et je rejoins le Centre d’Apprentissage pour une nouvelle journée de travail. A la routine des cours de français s’ajoutent la visite quasi-quotidienne de l’atelier, des formateurs et du directeur, les rendez-vous prévus ou imprévus avec toutes sortes de personnes qui ont toujours quelque chose à demander. Je reçois rarement de bonnes nouvelles. Un apprenti demande un congé pour enterrer son frère mordu par un serpent, un autre apprenti se rend à l’hôpital car il a reçu une clé sur la tête, les menuisiers ont encore fabriqué 5 cercueils aujourd’hui, quand ce ne sont pas des démissions, des absences prolongées, des frais de scolarité non réglés ou des problèmes de bagarres entre élèves. Parfois, au milieu de ce brouhaha de difficultés, un espoir se fait jour : nous fêtons le mariage de notre formateur en Hôtellerie-Restauration, une des couturière à mis au monde un beau bébé - au joli prénom de Françoise -, un ministre vient rendre visite à la ville et distribue du matériel et de l’argent, je déguste, au restaurant, un morceau de saucisson apporté de Suisse par le frère du père Lucien et Patricia retrouve le sourire en aménageant son nouveau salon.
Il y a quatre mois j’arrivai à Bétou, sous la pluie, après dix heures de route sur une piste boueuse. Aujourd’hui j’ai fait un peu le tour de la ville et je découvre encore chaque jour des choses surprenantes, je fais d’autres rencontres - comme avec cet anesthésiste de MSF qui me demande des livres sur les pygmées ou cet homme dont la femme vient de le quitter pour aller accoucher à Impfondo de son deuxième enfant, un garçon, et qui vient pleurer dans mon bureau, soulagé d’avoir trouvé une oreille attentive.
Dans les rues je suis toujours « le blanc », mais parfois, au détour d’une palissade, je suis accueilli par un grand sourire, par des « Bonjour monsieur François» ou « Bonjour Directeur ». Je suis un peu chez moi. Je vis ici. Il est difficile ici de se projeter au-delà des deux semaines à venir. Et pourtant, il faudra bien que je rentre un jour. Est-ce que j’aurai changé ? Bien plus et bien moins que je ne le crois. Je serai toujours François-Charles, la trentaine, quelques kilos de moins et une expérience de la vie africaine. Mais j’aurai surtout cette petite pensée dans mon cœur pour tous ces gens, ces jeunes, que je côtoie et qui continueront à vivre leur vie, ici, à Bétou, au bord de l’Oubangui. Je n’ai qu’un petit cœur, mais il est rempli de compassion et surtout d’amour.
J’en profite pour remercier ceux et celles qui me soutiennent dans cette aventure.
samedi 6 février 2010
Bétou, 4 mois
Cette semaine se sont déroulées les compositions de fin de premier trimestre avec un mois de retard. Je râle en permanence contre les élèves qui continuent à ne pas payer leurs frais de scolarité et contre ceux qui s’absentent trop souvent.
La chaleur est accablante et tout le monde s’en plaint. Le niveau du fleuve est descendu très vite. La nuit, la température ne descend pas en dessous de 27 °C. Difficile de se reposer convenablement dans ces conditions. Les journées sont longues, le travail pénible. Ces derniers jours, il s’agissait de convaincre les formateurs de la société de continuer la formation auprès des apprentis, de régler la deuxième histoire de vol à l’atelier depuis le début de l’année ou de réclamer l’argent nécessaire au fonctionnement du centre (en d’autres termes: nécessaire au paiement des salaires des professeurs).
J’ai accompagné les journalistes de la Raï pendant une journée sur leurs lieux de tournages avant qu’ils ne repartent pour Rome, via Bangui, puis Paris. Nous avons tous été invités chez Paolo pour partager des pizzas. J’étais le seul Français au milieu de sept Italiens !
Le père Lucien et son frère devraient rentrer lundi de leurs vacances. Nous devrions partir mercredi pour l’aéroport de Bangui. Il est prévu de faire quelques achats car les produits sont moins chers dans la capitale centrafricaine. Quelques jours de repos devraient me faire le plus grand bien : j’ai besoin de me changer les idées…
samedi 23 janvier 2010
Victoire
mardi 12 janvier 2010
Thierry, le baliseur
Loin de ces considérations, mon travail au Centre d’Apprentissage a repris. Je donne 5 à 6 heures de cours de Français par semaine et continue à assumer les fonctions de directeur adjoint, coordinateur des emplois du temps et comptable du restaurant d’application. Le Centre des malnutris accueille environ 50 enfants. Les mères écoutent attentivement les conseils nutritionnels et d’hygiène prodigués par Mme Béatrice. En nettoyant le local pharmacie avec le gardien, c’est une dizaine de cafards que j’expulse et un scorpion dont nous abrégeons la vie : j’ai eu un mouvement de recul lorsque je l’ai aperçu. Le râteau du jardinier montre des signes de faiblesse, je le porte à Yves, formateur en Soudure. Le jardinier retrouve le sourire, dans son jardin les criquets ont fuit face à l’insecticide et les cendres des déchets de bois brûlés à la société font un bon engrais pour ses légumes.
Enfin une note d’espoir, mon équipe de Football, Flèche Noire, a fait match nul ce samedi, 3-3 : un score encourageant. Les joueurs sont rentrés avec le sourire.
samedi 9 janvier 2010
Le nouvel an au lit
Le 31, départ à 5h00, passage au premier bac de Bissambi et au deuxième à Sambala. Nous arrivons à Impfondo avant le déjeuner. C’est la St Sylvestre et nous venons de parcourir 1800 kilomètres de piste en 3 jours et demi. A 22h00, je tombe de fatigue et vais me coucher.
Aujourd’hui, 7 janvier, je souhaite un joyeux anniversaire à Etienne, mon frère.