jeudi 6 mai 2010
Voyage au Cameroun
Je suis arrivé cette nuit à Douala, au terme de quatre jours de route sur des pistes plus ou moins praticables et sur une route au goudron parfait. Nous sommes partis dimanche matin, à 10h, après la messe, le père Lucien et moi. Nous avons rejoint le père Roger à Enyellé, car c’est pour récupérer un véhicule pour les sœurs de sa paroisse que nous faisons le déplacement, ainsi que pour s’assurer du bon acheminement d’un container de matériel pour Mgr Gardin à Impfondo. Après une journée de route, nous avons été hébergés à Mokabi. Le lendemain, nous sommes passés à Pokola, nous avons ensuite passé la frontière du Cameroun en franchissant la Sangha sur un bac à Socambo et avons passé la nuit dans une auberge très modeste à la barrière du PK27. A 6h, nous franchissons la barrière, en route pour Yokadouma. En chemin, nous discutons avec un oblat polonais, avec un chef de chantier suisse, une laïque italienne qui s’occupe aussi des écoles ORA et un prêtre polonais. Volontairement, nous choisissons de ne pas suivre la route centrale vers Abong Mbang et empruntons la piste vers Lomié. La pluie et le vent ont vite contrarié nos plans : à une vitesse de 20 km/h, nous avançons péniblement sur la piste glissante et vallonnée. Après 120 km, c’est le demi-tour obligatoire à cause d’un arbre dont le diamètre est trop important pour notre petite tronçonneuse. Nous passons la nuit dans une petite auberge à GVI, nom de la société forestière implantée à cet endroit. Enfin, en prenant la piste de la société vers le nord, nous rejoignons Mbang, puis Abong Mbang où le père Georges-Henri nous invite à déjeuner. Après le repas nous parcourons encore les 470 kms restants pour rejoindre Douala, en passant par Yaoundé. Cette route goudronnée, bien entretenue, est meurtrière. En quelques heures, nous avons été témoins de quatre accidents récents. La majorité des cas impliquant des camions. Les grumiers en provenance de toute l’Afrique centrale, les citernes approvisionnant les diverses stations du pays et les sociétés forestières et les transporteurs d’éléments de pipeline à destination du Tchad occupent la route, pendant que les 4X4 flambants neufs roulent à très vive allure, frôlant les piétons et les motocyclistes inconscients qui circulent le long de la chaussée. En bref, je suis bien arrivé.
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Quelle galère les déplacements...on relativise les embouteillages et les perturbations du RER !!
RépondreSupprimerBon courage