mardi 29 septembre 2009

Rien de nouveau sous le soleil

Je suis allé me faire enregistrer à l'ambassade de France ce matin.
Promenade au bord du fleuve Congo et vue sur Kinshasa cet après-midi.


La Maison Libermann à Brazzaville.

Thierry, un des gardiens de la maison.
Un des habitants particuliers du jardin de la maison.

lundi 28 septembre 2009

J’ai goûté mon premier plat congolais hier soir. Nous avons mangé du manioc et du saka-saka, ce sont les feuilles de manioc avec du poisson fumé.
Ce midi en plus du porc et du riz, Gislain le cuistot m’a fait des graines de courge.
J’ai appris ce matin que pour obtenir le Visa dont j’ai besoin, il faut attendre un mois. Comme je n’ai pas envie de passer autant de temps maintenant à Brazza, j’ai réservé un billet d’avion. Je décolle jeudi à 10h30 et après une heure et demi j’atterris à Impfondo. Mercredi après-midi, Fred me propose de faire une petite visite de la ville et notamment du port. Lui travaille pour la préfecture apostolique de la Likouala ; il est en poste ici à Brazza et s’occupe de tout ce qui a trait à Impfondo et sa région : le courrier, le transit de matériel, l’accueil des visiteurs… Il est 22h10, il vient d’y avoir encore une coupure de courant : je commence à m’y habituer.

dimanche 27 septembre 2009

Ce matin, levé à 6h30, douche, café et tartine de beurre, départ à 7h00. Nous prenons un taxi pour aller chercher un vieux « papa » breton de 94 ans chez les sœurs de la charité. Ensuite nous nous rendons de l’autre côté de la ville dans le Bacongo. J’assiste à la messe des enfants. Il faut imaginer plusieurs centaines d’enfants réunis dans l’église qui connaissent les chants par cœur, qui se tiennent correctement. J’ai été impressionné. Je discute avec « papa » Badé. Il est arrivé au Congo à 31 ans, en 1946.
Je retrouve Jacques à la maison Libermann. Ensemble nous allons casser la croûte à « La Mandarine ». Ensuite nous retrouvons Freddie et sa bande qui s’entraîne au Nzambé, un jeu très populaire ici au Congo. C’est un sport typiquement féminin et on peut même assister à des confrontations à la télé.
Je fais la connaissance de Valdy et Saint, deux des enfants qui accompagnent leur maman. Ils sont encore en vacances, car la rentrée est jeudi. A la fin de l’entraînement, avec Jacques, nous faisons le taxi pour trois « mamas ». Nous mettons les tricycles à l’arrière du pick-up. Nous traversons toutes la ville ; je peux me rendre compte de l’état des routes, de la différence entre les quartiers… Il y a tant de choses à découvrir.
Pour clore l’après-midi, Jacques m’emmène jusqu’à l’école où il vit et travaille. Il me fait découvrir les lieux et me raconte ce qu’il fait. A 18h la nuit est déjà tombée. Je ne sais pas encore où je vais manger ce soir, on verra bien. Jacques m’a bien proposé d’aller au CCF, pour une séance cinéma gratuite, mais j’ai déjà vu le film - la ballon d’or - et la salle risque d’être bondée.

samedi 26 septembre 2009

Patience

Le rythme est très différent ici. Il ne faut vraiment pas être pressé. Au programme pour l’instant : attendre et prendre le temps. Depuis que je suis arrivé hier, j’ai mangé, dormi, fait la sieste et me suis promené dans les rues de Brazza, quartier proche de l‘ambassade de France. C’est le début de la saison des pluies, après quatre mois sans, il a plu pendant deux heures cet après-midi. Quand il pleut on ne sort pas. On m’a expliqué qu’ici les parapluies ne servent qu’à se protéger du soleil. Le programme des prochains jours est assez aléatoire. Je dois passer à l’ambassade de France lundi pour prévenir de mon arrivée, puis aller au service de l’immigration pour obtenir mon visa d’un an. Ce visa qui prendra peut-être deux ou trois semaines à obtenir. Pendant tout ce temps je n’aurai pas de passeport et je ne pourrai pas voyager. Obligé de rester à Brazza. Je discute beaucoup avec le père Gérald et j’ai rencontré Jacques, un coopérant présent à Brazza depuis neuf mois ; nous devons nous retrouver demain pour déjeuner ensemble et pour que je découvre le CCF - Centre Culturel Français.

Je dispose de tout le confort nécessaire dans ma chambre : un lit avec sa moustiquaire, une penderie pour mes vêtements, un petit lavabo, une prise d’électricité et un ventilateur qui fait tellement de bruit que je préfère ne pas le faire fonctionner. Dans la pièce voisine il y a la télé avec toutes les chaînes françaises, les chaînes musicales, les chaînes cinéma… Il y a aussi une table et des sièges pour se poser et discuter autour d’un rafraîchissement et une bibliothèque avec tous les derniers romans policiers à la mode.

Histoire de Bières


Et voilà : c'est la première mauvaise nouvelle !

Les prix ont déjà doublé en une semaine. L'information est diffusée dans tous les journaux.

vendredi 25 septembre 2009

Arrivée à Brazzaville

Aéroport Roissy Charles de Gaule, 22h05, sur une musique douce, sans doute éthiopienne, l’avion ET 705 décolle. Je suis à son bord sur le siège 16A. Mon impression de partir seul est accentuée par la place vacante à côté de moi. Je suis enfin parti. Après une escale à Bruxelles et un changement à Addis Abéba, j’atterris à 12h05 à Brazzaville, capitale du Congo. Il fait 29°C et le taux d’humidité est de 95%. Je suis moite tout de suite. Les passages des contrôles de police et sanitaires sont longs, mais facilités par M. Fred qui est venu me chercher à l’aéroport.
A bord du taxi Toyota vert et blanc typique du coin, je traverse la ville, passant devant tous les ministères, les uns après les autres. Je suis logé à la maison Liberman, juste à côté de la nonciature. Le père Gérald m’accueille, nous prenons un verre ensemble - de l’eau pour moi, j’ai déjà trop mangé dans l’avion - et il donne le ton tout de suite : « Ici c’est un autre rythme. On fait la journée continue, de 7h à 13 ou 14h. L’après-midi tout est fermé. Pour tes papiers on commencera les démarches lundi. Et ne sois pas pressé ; tu es ici pour au moins quinze jours, peut-être un mois. » Je pensais rester à Brazza une semaine tout au plus ; me voilà prévenu.
Ici la saison des pluies commence. Là-haut, à Impfondo, tout est inversé, c’est de l’autre côté de l’équateur. Je suis impatient d’y retrouver mon partenaire, le père Lucien Favre. Je devrais prendre mon mal en patience.