vendredi 25 septembre 2009

Arrivée à Brazzaville

Aéroport Roissy Charles de Gaule, 22h05, sur une musique douce, sans doute éthiopienne, l’avion ET 705 décolle. Je suis à son bord sur le siège 16A. Mon impression de partir seul est accentuée par la place vacante à côté de moi. Je suis enfin parti. Après une escale à Bruxelles et un changement à Addis Abéba, j’atterris à 12h05 à Brazzaville, capitale du Congo. Il fait 29°C et le taux d’humidité est de 95%. Je suis moite tout de suite. Les passages des contrôles de police et sanitaires sont longs, mais facilités par M. Fred qui est venu me chercher à l’aéroport.
A bord du taxi Toyota vert et blanc typique du coin, je traverse la ville, passant devant tous les ministères, les uns après les autres. Je suis logé à la maison Liberman, juste à côté de la nonciature. Le père Gérald m’accueille, nous prenons un verre ensemble - de l’eau pour moi, j’ai déjà trop mangé dans l’avion - et il donne le ton tout de suite : « Ici c’est un autre rythme. On fait la journée continue, de 7h à 13 ou 14h. L’après-midi tout est fermé. Pour tes papiers on commencera les démarches lundi. Et ne sois pas pressé ; tu es ici pour au moins quinze jours, peut-être un mois. » Je pensais rester à Brazza une semaine tout au plus ; me voilà prévenu.
Ici la saison des pluies commence. Là-haut, à Impfondo, tout est inversé, c’est de l’autre côté de l’équateur. Je suis impatient d’y retrouver mon partenaire, le père Lucien Favre. Je devrais prendre mon mal en patience.

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