Aéroport Roissy Charles de Gaule, 22h05, sur une musique douce, sans doute éthiopienne, l’avion ET 705 décolle. Je suis à son bord sur le siège 16A. Mon impression de partir seul est accentuée par la place vacante à côté de moi. Je suis enfin parti. Après une escale à Bruxelles et un changement à Addis Abéba, j’atterris à 12h05 à Brazzaville, capitale du Congo. Il fait 29°C et le taux d’humidité est de 95%. Je suis moite tout de suite. Les passages des contrôles de police et sanitaires sont longs, mais facilités par M. Fred qui est venu me chercher à l’aéroport.
A bord du taxi Toyota vert et blanc typique du coin, je traverse la ville, passant devant tous les ministères, les uns après les autres. Je suis logé à la maison Liberman, juste à côté de la nonciature. Le père Gérald m’accueille, nous prenons un verre ensemble - de l’eau pour moi, j’ai déjà trop mangé dans l’avion - et il donne le ton tout de suite : « Ici c’est un autre rythme. On fait la journée continue, de 7h à 13 ou 14h. L’après-midi tout est fermé. Pour tes papiers on commencera les démarches lundi. Et ne sois pas pressé ; tu es ici pour au moins quinze jours, peut-être un mois. » Je pensais rester à Brazza une semaine tout au plus ; me voilà prévenu.
Ici la saison des pluies commence. Là-haut, à Impfondo, tout est inversé, c’est de l’autre côté de l’équateur. Je suis impatient d’y retrouver mon partenaire, le père Lucien Favre. Je devrais prendre mon mal en patience.
vendredi 25 septembre 2009
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