Résultats sportifs : Flèche Noire obtient sa première victoire, 1 - 0, face à une équipe nettement plus faible. Il reste encore deux matchs allers, d’ici la mi-février, puis nous entamerons les matchs retours. Mon objectif est de finir troisième du championnat ; ce dernier compte huit équipes.
Cette semaine, une équipe de télévision de la Raï - chaîne italienne - est arrivée pour réaliser un reportage sur la société Likouala Timber.
Ils sont là pour quinze jours et s’intéressent également aux activités sociales de l’entreprise : le Centre d’apprentissage, le Centre des malnutris, les écoles pour les pygmées ou encore l’hôpital feront l’objet de quelques images.
Le Centre s’agrandit : le logement de Patricia, d’Hornella et Divine est trop petit. Les menuisiers s’activent pour construire une extension. Quelques jours devraient suffire.

samedi 23 janvier 2010
mardi 12 janvier 2010
Thierry, le baliseur
De retour à Bétou après une semaine de vacances, je retrouve Thierry, capitaine du BOMASSA, un bateau-baliseur. Il passe deux jours amarré au pied du Centre d’Apprentissage et nous invite, le père Lucien et moi, à dîner à bord. Sa cabine, un véritable appartement avec cuisine, chambre, salle de bain et une salle à manger-salon où j’apprécie la climatisation. La télévision est allumée sur France 24 ou TV5 Monde tandis que nous prenons un apéritif. Thierry nous raconte sa malheureuse aventure : il a été arraisonné par des rebelles de RDC qui l’ont emmené auprès du chef de village, autoproclamé général. Sa vie a été menacée et sa cabine pillée. Les pirates improvisés étaient à la recherche d’armes, d’argent et de nourriture. Ils ont pris également les portables et l’alcool. Il nous apprend que dorénavant, pour franchir ces dizaines de kilomètres de rivière dangereux, il paye une escorte militaire qui n’a pas hésité à ouvrir le feu sur d’autres jeunes avides de violence, complètement drogués et galvanisés par leurs chefs. Les populations continuent de fuir cette région de l’équateur trop longtemps ignorée. A Bétou les ONG s’organisent pour accueillir ces populations : le PAM distribue des vivres par camions entiers venus de Bangui - ils ne comprennent pas le pillage qui a suivi la mort accidentelle d’un jeune enfant écrasé par l’un de leur camion, en réalité le chef du village a sauvé la vie du chauffeur en permettant aux villageois de se dédommager sur place - MDA poursuit son action et MSF a envoyé toute une équipe de « blancs », médecins et infirmiers, venus organiser les soins à l’hôpital de Bétou qui ne désemplit pas. A la société, on fabrique trois cercueils par semaine et beaucoup ont de petites dimensions. La malnutrition affaiblit et la maladie terrasse. Les noyades sont fréquentes.
Loin de ces considérations, mon travail au Centre d’Apprentissage a repris. Je donne 5 à 6 heures de cours de Français par semaine et continue à assumer les fonctions de directeur adjoint, coordinateur des emplois du temps et comptable du restaurant d’application. Le Centre des malnutris accueille environ 50 enfants. Les mères écoutent attentivement les conseils nutritionnels et d’hygiène prodigués par Mme Béatrice. En nettoyant le local pharmacie avec le gardien, c’est une dizaine de cafards que j’expulse et un scorpion dont nous abrégeons la vie : j’ai eu un mouvement de recul lorsque je l’ai aperçu. Le râteau du jardinier montre des signes de faiblesse, je le porte à Yves, formateur en Soudure. Le jardinier retrouve le sourire, dans son jardin les criquets ont fuit face à l’insecticide et les cendres des déchets de bois brûlés à la société font un bon engrais pour ses légumes.
Enfin une note d’espoir, mon équipe de Football, Flèche Noire, a fait match nul ce samedi, 3-3 : un score encourageant. Les joueurs sont rentrés avec le sourire.
Loin de ces considérations, mon travail au Centre d’Apprentissage a repris. Je donne 5 à 6 heures de cours de Français par semaine et continue à assumer les fonctions de directeur adjoint, coordinateur des emplois du temps et comptable du restaurant d’application. Le Centre des malnutris accueille environ 50 enfants. Les mères écoutent attentivement les conseils nutritionnels et d’hygiène prodigués par Mme Béatrice. En nettoyant le local pharmacie avec le gardien, c’est une dizaine de cafards que j’expulse et un scorpion dont nous abrégeons la vie : j’ai eu un mouvement de recul lorsque je l’ai aperçu. Le râteau du jardinier montre des signes de faiblesse, je le porte à Yves, formateur en Soudure. Le jardinier retrouve le sourire, dans son jardin les criquets ont fuit face à l’insecticide et les cendres des déchets de bois brûlés à la société font un bon engrais pour ses légumes.
Enfin une note d’espoir, mon équipe de Football, Flèche Noire, a fait match nul ce samedi, 3-3 : un score encourageant. Les joueurs sont rentrés avec le sourire.
samedi 9 janvier 2010
Le nouvel an au lit
C’est le 28 décembre dernier (bon anniversaire Alex) que de bon matin je monte à l’arrière du 4X4 avec une équipe d’ingénieurs - David, un Israélien, et quatre Congolais de Kin.
La route nationale que nous empruntons entre Bétou et Ouesso fait environ 750 km - trois fois moins à vol d’oiseau - et elle est plus ou moins bien entretenue par les sociétés forestières de la Likouala et de la Sangha.
Par endroits il faut passer sous les arbres couchés en travers, à d’autres s’enfoncer dans plusieurs dizaines de centimètres d’eau.
L’équipe d’ingénieurs travaille à la mise en place d’antennes-relais pour MTN, un opérateur de téléphonie mobile très présent en Afrique.
Car en quittant Bétou, c’est aussi la couverture du réseau Zaïn que nous quittons et que nous retrouvons après deux jours de route à Ouesso. Nous passons par Moualé, Mokabi, Lola, Lopola, passons la nuit à Ipenja (une bonne antilope au restaurant et une bonne douche chaude en cadeau, la première depuis trois mois) avant de reprendre par Mbouala, Loumdoungou, Pokola, le bac à Ngombé et enfin la grande ville de Ouesso où nous quittons nos ingénieurs.
En forêt, lorsque nous sortons pour inspecter les futurs sites d’implantation, ce sont les moucherons qui nous accueillent. Toutefois nous observons les traces de l’éléphant,
le passage d’un pangolin et d‘écureuils, quelques singes dans les arbres, un gorille sur la piste et quelques buffles sauvages.
Nous croisons aussi du bétail accompagnés depuis le Tchad ou le Soudan, via la Centrafrique jusque dans la Likouala ou la Sangha pour finir dans les assiettes congolaises.
Le 30 décembre nous roulons toute la journée, partis à 5h00, nous arrivons à Enyéllé à 22h30.
Tout le long de la route nous distribuons du pain et des bonbons aux Baakas sur le bord de la piste. Ils nous remercient chaleureusement.
Le 31, départ à 5h00, passage au premier bac de Bissambi et au deuxième à Sambala. Nous arrivons à Impfondo avant le déjeuner. C’est la St Sylvestre et nous venons de parcourir 1800 kilomètres de piste en 3 jours et demi. A 22h00, je tombe de fatigue et vais me coucher.
Le 1er janvier 2010, nouveau jour, nouvelle année ; je commence par aller à la messe, célébrée par Mgr Jean Gardin. Pour le retour vers Bétou, nous sommes accompagnés par un docteur Guinéen qui travaille à l’OMS, et deux directeurs départementaux de la santé et de l’éducation.
Nous visitons les écoles et les établissements de santé.
A midi, nous déjeuner dans un restaurant très « local ».
Bonne et heureuse année à tous, qu’elle vous apporte les bienfaits que vous espérez.
Aujourd’hui, 7 janvier, je souhaite un joyeux anniversaire à Etienne, mon frère.
Le 31, départ à 5h00, passage au premier bac de Bissambi et au deuxième à Sambala. Nous arrivons à Impfondo avant le déjeuner. C’est la St Sylvestre et nous venons de parcourir 1800 kilomètres de piste en 3 jours et demi. A 22h00, je tombe de fatigue et vais me coucher.
Aujourd’hui, 7 janvier, je souhaite un joyeux anniversaire à Etienne, mon frère.
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