dimanche 14 février 2010

Bangui la coquette

Pascal, le frère du père Lucien, était en vacances pour deux semaines. Mardi nous sommes allés ensemble découvrir une rivière à bord de pirogues. Une fraîcheur confortable et des paysages fabuleusement différents nous ont accueillis.
Le soir nous avons partagé une raclette : formidable souvenir de Suisse. C’était l’occasion de discuter à nouveau des différences culturelles entre les pays occidentaux et les pays d’Afrique.
A la société, c’est une grève qui se prépare : les salariés souhaitent être payés. Depuis un mois certains n’accueillent plus les apprentis et n’assurent plus les cours. La situation est compliquée et je ne suis pas assuré, à l’opposé du père Lucien, qu’elle va s’arranger tout de suite.
Mercredi, nous prenons le véhicule, direction la République Centrafricaine. En effet le voyage est plus rapide pour rejoindre Paris, puis la Suisse, via l’aéroport de Bangui. Sur la route, ce sont les contrôles policiers et douaniers qui nous ralentissent, mais nous arrivons sans trop de difficultés jusqu’à la capitale. Nous logeons, le père Lucien, son frère et moi, à la maison St Charles. Le lendemain nous visitons Bangui la coquette, son commissariat, ses voleurs, ses policiers stricts sur le port de la ceinture de sécurité… Pas une seconde nous ne laissons le véhicule sans surveillance. Heureusement, une enquête a permis de retrouver une partie des effets dérobés dans le véhicule deux semaines plus tôt, lorsque le père était allé chercher son frère. Nous allons jusqu’à St Paul des rapides, mais je n’ai pas pris mon appareil photo. Le coucher de soleil sur l’Oubangui et les collines environnantes est magnifique et ne restera qu’un souvenir.
Vendredi nous effectuons quelques courses avant de retrouver le DAF, Directeur Administratif et Financier, de la société. Avec lui nous faisons le voyage retour jusqu’à Bétou en seulement 6 heures de route (dont une heure et demi de formalités diverses). Dans la voiture, un Suisse, un Camerounais, une Centrafricaine et un Français : quel mélange ! En notre absence, la pluie est fortement tombée. Nous entrons dans la petite saison des pluies. Après un mois et demi de chaleur sèche et étouffante, je respire enfin.
En cette St Valentin, je prie pour le bonheur de tous les amoureux.

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