mercredi 18 août 2010
Impfondo 02.08
Après la pluie de ce matin, j'ai retrouvé Yves - le formateur en Soudure-Plomberie - qui a profité de l'occasion pour retrouver Impfondo ; nous faisons une promenade vers le marché et discutons de nos projets respectifs pour l'année à venir - à la rentrée il commence le séminaire. Durant la marche, nous passons devant les bâtiments administratifs et le marché, bien plus fourni que celui de Bétou et aux prix plus abordables. Sur la route goudronnée, je dois faire plus attention : il y a de la circulation. Toujours les mêmes véhicules des diverses ONG, mais aussi quelques motos, des taxis, ainsi que des minibus qui assurent les transports. Il faut dire que Impfondo est une grande ville par rapport à Bétou, grâce notamment à son aéroport, son port sur l'Oubangui et sa route goudronnée qui relie Epéna au Sud-Ouest et Dongou au Nord.
Je partage mes repas avec le père Lucien, le père Guy, Macha - un jeune stagiaire - et monseigneur Jean Gardin qui rentre de congé. Au menu, préparé par Adrien, le riz, les haricots rouges ou verts, le poisson et parfois les spaghetti et le boeuf. En dessert nous trouvons toujours la banane ou l'ananas, mais aussi les "safous" dont je ne raffole pas beaucoup.
Ce soir le ciel menace encore, le tonnerre gronde, ce qui n'augure rien de bon pour le trajet retour sur Bétou. S'il pleut, la liaison est très difficilement réalisable malgré le 4X4 équipé de bonnes roues.
Bétou 29.07
Par la fenêtre, derrière le rideau de pluie, sous ce ciel gris, j'observe cette église où j'ai prié pendant dix mois. Lors de ma dernière messe à Bétou, le prêtre venu de Montréal m'a salué en tant que "minorité visible". J'espère avoir apporté à cette communauté un peu plus que la seule présence d'un blanc. Constamment observé, chaque étranger se doit d'être exemplaire : qu'il le veuille ou non il porte la responsabilité de représenter son pays, sa religion. Je n'ai pas failli à cette mission et j'en suis satisfait. Attentif et à l'écoute des maux de toutes sortes de personnes rencontrées ici, je me prépare à renouer avec mes proches, mes amis, restés en France. Si j'ai manqué des baptêmes, des mariages et des fêtes en tous genres, j'étais présent de tout coeur en pensée et en prière. Le retour, "c'est un autre départ" : alors en route !
mardi 13 juillet 2010
Examen du CAP
lundi 5 juillet 2010
Retour au pays
Pour ceux qui me voyaient déjà en perpétuelles vacances à Kribi, au Cameroun, je les rassure : je suis rentré au Congo. J’ai quitté Kribi le dimanche 16 mai pour rejoindre Douala. Le mardi 18, à 16h, le véhicule que nous attendions a quitté la douane. Le temps de charger les bagages et les nombreux achats effectués la semaine précédente, d’installer les autocollants de la paroisse d’Enyelle sur les portières, nous avons quitté Douala à la nuit tombée. Nous avons passé Yaoundé à minuit, entre deux fermetures de route pour cause de répétitions des festivités du cinquantenaire de l’indépendance camerounaise. Plus loin, à Ayos, nous avons dormi quelques heures sur un parking avant de reprendre la route. Nous franchissons finalement la frontière le 21 à l’aube. Après toute une journée sur la route et une partie de la nuit, c’est à 21h que je laissais le volant à l’Abbé Roger pour qu’il poursuive jusqu’à sa paroisse. Avec le père Lucien, nous roulions alors vers Bétou. En trois jours et demi, j’ai roulé plus de 1800 kms sur goudron et sur pistes avec, toujours, la crainte de rester embourbé ou de ne pas voir un trou.
Heureusement le week-end m’a permis de me reposer de cet épuisant trajet. Mais le répit était de courte durée, car déjà le mois de juin pointait son nez et, avec lui, les examens de fin d’année. Entre les visites des écoles, des réfugiés et ORA, la visite de madame la ministre de l’éducation primaire, secondaire et de l’alphabétisation, la journée mondiale du réfugié et la marche courante du centre d’apprentissage, je n’ai plus eu une heure pour moi. Le temps a filé à une vitesse ! Avec la coupe du monde, nous avons une vraie effervescence au centre les jours de match : les téléspectateurs payent un droit d’entrée de 50F. Les matchs de l’Afrique ont été suivis par une centaine de personnes en moyenne, qui se sont massées devant le petit écran.
Enfin, ces derniers jours, je suis en attente de la venue de l’expert qui vient valider les épreuves du CAP. J’irai peut-être le chercher à Impfondo mercredi. Pour que les examens puissent se dérouler entre jeudi et samedi. Il me restera ensuite le mois de juillet pour préparer la prochaine rentrée scolaire. Je bouclerai alors ma valise au mois d’août ; mon retour à Paris est prévu pour le 20 août. Je devrai donc être présent à Brazzaville le 15 août pour les festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Congo.